De toute façon, je le sais que je suis une incapable. Je l'ai bien compris.
Regardez-moi. Je donne l'image d'une personne rigolote, mystérieuse, et ce qui me fait le plus rire, vivante.
Ah mais non. Je suis bien souvent morte.
Il y a tout qui foire. Tout qui me glisse entre les doigts. Capable de rien. Quand je crois enfin à quelque chose, ça se casse lamentablement la gueule. Les études ? Je ne fiche rien et ça se ressent dans mes résultats. Ma vie en générale ?
Incapable de me gérer, certainement. Incapable de gérer mes émotions, certainement aussi.
Mais regardez-moi. Je fais l'idiote et je joue avec ma frange épaisse. Ca me barre le visage. Mais c'est pour mieux me protéger. Me protéger de quoi ? Je suis seule. Livrée à ma connerie et mes foutus démons. Ils me rongent et je me ronge toute seule.
Je suis une vulgaire incapable qui préfère se lamenter. Oui, on peut dire que j'ai toujours préféré la facilité : je me plains, je pleure en douce, et le lendemain, j'arbore un joli sourire. Timide, mais il est présent.
Je ne suis bien avec personne et je ne suis bien nul part. Ma tête a un problème, j'ai un problème. Cela est certain. Laissez-moi patauger dans la fange. Apparemment, je dois m'y plaire. Laissez-moi me noyer. Apparemment, je serai assez conne pour me plonger moi-même la tête.
Je ne compte même plus les semaines où je n'ai plus écrit comme avant. Je ne compte pas les bouts de phrases, les bribes écrits à la va-vite sur mon foutu ordinateur. L'esclave. Mon bourreau. Mon exultoire ?
La seule chose que j'étais un tant soit peu capable de faire, je n'y arrive même plus. Je suis vide. Juste bonne à ingurgiter massivement de la nourriture et de paresser. Une loque, une larve.
Aucune beauté, aucun charme, aucun intérêt dans ce que je suis.
Regardez-moi. Je donne l'image d'une personne rigolote, mystérieuse, et ce qui me fait le plus rire, vivante.
Ah mais non. Je suis bien souvent morte.
Il y a tout qui foire. Tout qui me glisse entre les doigts. Capable de rien. Quand je crois enfin à quelque chose, ça se casse lamentablement la gueule. Les études ? Je ne fiche rien et ça se ressent dans mes résultats. Ma vie en générale ?
Incapable de me gérer, certainement. Incapable de gérer mes émotions, certainement aussi.
Mais regardez-moi. Je fais l'idiote et je joue avec ma frange épaisse. Ca me barre le visage. Mais c'est pour mieux me protéger. Me protéger de quoi ? Je suis seule. Livrée à ma connerie et mes foutus démons. Ils me rongent et je me ronge toute seule.
Je suis une vulgaire incapable qui préfère se lamenter. Oui, on peut dire que j'ai toujours préféré la facilité : je me plains, je pleure en douce, et le lendemain, j'arbore un joli sourire. Timide, mais il est présent.
Je ne suis bien avec personne et je ne suis bien nul part. Ma tête a un problème, j'ai un problème. Cela est certain. Laissez-moi patauger dans la fange. Apparemment, je dois m'y plaire. Laissez-moi me noyer. Apparemment, je serai assez conne pour me plonger moi-même la tête.
Je ne compte même plus les semaines où je n'ai plus écrit comme avant. Je ne compte pas les bouts de phrases, les bribes écrits à la va-vite sur mon foutu ordinateur. L'esclave. Mon bourreau. Mon exultoire ?
La seule chose que j'étais un tant soit peu capable de faire, je n'y arrive même plus. Je suis vide. Juste bonne à ingurgiter massivement de la nourriture et de paresser. Une loque, une larve.
Aucune beauté, aucun charme, aucun intérêt dans ce que je suis.
Je devrai aller dormir.



